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Jours fériés au Québec et en France
Jours fériés au Québec et en France

La Presse

time4 hours ago

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Jours fériés au Québec et en France

La loi québécoise prévoit un minimum de huit jours fériés pour les travailleurs. Huit jours fériés au Québec ? Vraiment ? Quelques lecteurs incrédules ont fait part de leur scepticisme après la publication, mercredi dernier, d'une comparaison du nombre de jours fériés entre différents pays⁠1. La France, si elle va de l'avant avec l'abolition de deux jours fériés, en compterait désormais neuf. Le Québec, lui, n'en a que huit. « Il appert que votre source pour le Québec, du moins l'extraction que vous présentez, ne représente pas l'ensemble des travailleurs et peut fausser les comparaisons », nous a écrit Charles Lévesque. Fort bien. Puisque le graphique présenté le 16 juillet ne permet pas de distinguer les nuances de l'attribution des jours fériés au Québec et au Canada, saisissons cette nouvelle occasion pour explorer plus à fond le dossier. (Et puis, parler de journées de congé en plein été, c'est quand même plus agréable que de jaser de cotisations REER.) Huit jours fériés, c'est bien ce que prévoit la loi québécoise. C'est le minimum de jours fériés auxquels ont droit les travailleurs. Mais le nombre moyen de jours fériés dont profitent les travailleurs, suspecte M. Lévesque, est probablement plus élevé. « Je ne serais pas surpris que le chiffre réel tourne autour de dix ou onze plutôt que huit, ce qui nous placerait considérablement plus haut dans votre graphique. » Il existe peu de données sur le nombre de jours fériés supplémentaires dont disposent les travailleurs québécois. Mais l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) a produit un portrait fort intéressant de la situation qui avait cours en 2018 dans les entreprises de 200 employés et plus, qu'elles soient publiques ou privées – ce qui concerne environ 30 % des travailleurs québécois, selon l'ISQ. Si on ajoute les « congés mobiles » aux huit fériés déjà prévus dans la loi, le nombre moyen de journées de congé est souvent même plus élevé que l'estimation de M. Lévesque. Les congés mobiles sont définis, par le ministère du Travail, comme de courtes périodes d'absence rémunérées « prises à un moment déterminé soit par l'employé, soit par l'employeur, ou négocié dans le cadre d'une convention collective ». Par exemple, un congé mobile peut être instauré dans une entreprise pour une journée en particulier qui ne fait pas partie des jours fériés prévus par la loi, comme le lundi de Pâques ou la veille de Noël. Donc, selon cette étude, le nombre moyen de jours fériés et de congés mobiles dans les entreprises québécoises de plus de 200 employés s'établit à… 12,3 par année. Sans surprise, les employés syndiqués sont ceux qui réussissent à se négocier davantage de congés, soit 12,7 jours par année. Les employés du secteur public sont les plus choyés, avec une moyenne de 13,1 journées fériées et de congé mobiles, toujours selon le portrait dressé en 2018. Les employés non syndiqués de ces grandes entreprises, eux, ne sont pas très loin derrière. Ils disposent en moyenne de 11,7 jours fériés et congés mobiles par année. Ce qui donne tout de même près de quatre journées de congé de plus que ce que prévoit la loi. Dans le secteur privé, que les employés soient syndiqués ou non, ou que leur entreprise compte 200 ou 1000 employés, le nombre de jours fériés et de congés mobiles est le même, soit une douzaine. Quels sont ces jours fériés auxquels ont droit les travailleurs les plus choyés ? D'abord, si la loi laisse à l'employeur le choix d'offrir le Vendredi saint ou le lundi de Pâques, beaucoup d'employés ont droit aux deux journées. De même, aux Fêtes, on allonge bien souvent la durée du congé en ajoutant, à Noël et au jour de l'An, le 24 décembre, le 26 décembre, le 31 décembre ou le 2 janvier. Ou toutes ces journées, comme c'est souvent le cas pour les employés municipaux. Les employés municipaux sont d'ailleurs particulièrement choyés en la matière, avec une moyenne de 16 jours fériés et congés mobiles par année. « En plus de 14 [jours] fériés, j'avais six semaines de vacances annuelles, et huit jours de congé de maladie (sans nécessairement avoir besoin d'une justification) », nous a d'ailleurs écrit une employée retraitée d'une municipalité québécoise, qui a demandé qu'on ne publie pas son nom. Les employés du secteur universitaire ont droit à une moyenne de 15 jours fériés et congés mobiles. Ceux qui travaillent pour l'administration fédérale et les entreprises publiques ont en moyenne 13 jours de congé, suivi de très près par les employés de l'État québécois, avec une moyenne de 12,5 jours. Ce qui, si on revient à la France et ses onze jours fériés, est assez comparable pour cette catégorie de travailleurs. D'ailleurs, une autre lectrice, Typhanie, tient à préciser que « la France ne reporte pas les jours fériés si ceux-là sont un samedi ou dimanche, contrairement au Québec ». En effet, selon certaines conditions, le travailleur québécois reçoit une indemnité ou un congé compensatoire si le férié tombe un jour où il n'est normalement pas à l'horaire. Dans le reste du Canada, le portrait a un peu changé ces dernières années avec l'introduction en 2021 de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre. Si ce férié figure au calendrier des employés sous réglementation fédérale (fonctionnaires fédéraux, employés des banques et télécommunications, par exemple), son adoption n'a pas suivi dans toutes les provinces. Ainsi, il ne s'agit pas d'un férié au Québec ni en Ontario, mais il s'est ajouté à la liste des fériés de la Colombie-Britannique, de l'Île-du-Prince-Édouard et du Manitoba. 1. Consultez notre graphique « Les Français sont-ils trop souvent en congé ? » Quels sont les jours fériés prévus à la loi québécoise ? 1 er janvier (jour de l'An) janvier (jour de l'An) Vendredi saint ou lundi de Pâques, au choix de l'employeur Lundi qui précède le 25 mai (Journée nationale des patriotes) 24 juin (fête nationale) 1 er juillet (fête du Canada) juillet (fête du Canada) 1 er lundi de septembre (fête du Travail) lundi de septembre (fête du Travail) 2 e lundi d'octobre (Action de grâce) lundi d'octobre (Action de grâce) 25 décembre (jour de Noël) Qu'en pensez-vous ? Participez au dialogue

Cette sortie gouvernementale sur les 35 heures risque d'achever de fâcher les syndicats
Cette sortie gouvernementale sur les 35 heures risque d'achever de fâcher les syndicats

Le HuffPost France

time5 days ago

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Cette sortie gouvernementale sur les 35 heures risque d'achever de fâcher les syndicats

POLITIQUE - Supprimer deux jours fériés, monétiser la cinquième semaine de vacances... Le gouvernement a mis sur la table plusieurs totems de gauche cette semaine avec ses grands axes pour son budget 2026. De quoi mettre les syndicats sur les dents, mais pas de quoi empêcher la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, d'aller un peu plus loin. Dans un entretien sur LCI jeudi 17 juillet, elle s'est prononcée en faveur de la suppression des 35 heures. Sophie Primas, issue des rangs de LR était interrogée sur les propos tenus un peu plus tôt dans la journée par le député Renaissance Mathieu Lefèvre, selon qui « il faudra mettre fin aux 35 heures dans ce pays et laisser la liberté aux entreprises de s'organiser, en lien évidemment avec leurs salariés ». « S'il y a des entreprises qui ont besoin de plus de 35 heures et que leurs salariés sont d'accord, faisons-le », avait-il ajouté. Un « point de vue », que partage donc la porte-parole du gouvernemen t, « à titre personnel », jugeant que la réforme votée en 1988 sous le gouvernement de Lionel Jospin, est un « boulet ». « C'est parti sur un dogme qu'en travaillant moins, on allait créer plus d'emplois. Ça a fait exactement le contraire », a-t-elle estimé. Les 35 heures, un totem de la gauche Sophie Primas n'est pas la seule au gouvernement à vouloir revenir sur la réforme de portée par Martine Aubry sous Lionel Jospin. Gérald Darmanin, ancien LR, et ministre de la Justice, l'avait aussi proposé en octobre dernier. Gage que l'idée fait son chemin en macronie, déjà en 2016, un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie de François Hollande, avait lui aussi semblé prêt à remettre en cause les 35 heures. Suggérant dans un entretien au Nouvel Obs « plus de souplesse, plus de flexibilité » en matière de temps de travail. Le moment est-il venu ? Pas si sûr a reconnu Sophie Primas : « Nous avons cette Assemblée (nationale) dans laquelle il n'y a pas de majorité. » Et d'ajouter qu'il faudra donc « avoir ce dialogue avec l'ensemble des partis politiques du socle commun ». En démontre sur X, la réaction de Maud Petit, députée MoDem : « Mais... On va à la guerre civile, là ? ! » Il faudra commencer par convaincre chez soi.

8-Mai 1945 : quand la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie n'était pas fériée... ni commémorée
8-Mai 1945 : quand la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie n'était pas fériée... ni commémorée

Le Figaro

time15-07-2025

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8-Mai 1945 : quand la victoire des alliés sur l'Allemagne nazie n'était pas fériée... ni commémorée

Alors que le premier ministre a proposé, ce mardi, la supression de «deux jours fériés» dont «le 8-Mai» afin de contribuer aux économies prévues dans le cadre du budget 2026, l'annonce a provoqué une levée de boucliers parmi les oppositions. L'annonce a mis le feu aux poudres. Lors de la conférence de presse tenue ce mardi sur les grandes lignes du budget 2026, François Bayrou a proposé de supprimer «deux jours fériés», citant à titre d'exemple le «lundi de Pâques» et «le 8-Mai». Objectif : faire en sorte que «toute la nation travaille plus» pour contribuer à l'effort de près de 44 milliards d'euros prévu dans le prochain projet de loi de finances. Comme on pouvait s'y attendre, la déclaration a fait bondir les oppositions, exceptionnellement alignées sur la question. Sujet sensible s'il en est dans l'Hexagone : parmi tous les pays alliés, la France est la seule à commémorer cette victoire le 8 mai. Alors que le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé une «attaque directe contre notre histoire, nos racines et la France du travail», le député LFI Thomas Portes a qualifié la proposition de «honte absolue», et la chef de file des Écologistes Marine Tondelier y a vu une «provocation inacceptable». Cette dernière a même laissé entendre que le premier ministre chercherait à effacer de la mémoire collective la «victoire contre le nazisme» en supprimant le caractère férié du 8-Mai. Une attaque à laquelle le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, n'a pas tardé à répliquer : sur le réseau social X, le macroniste a rappelé à son opposante que le «Général de Gaulle a supprimé le 8 mai férié», avant d'ajouter, non sans ironie : «Il me semble qu'il était plutôt investi dans la victoire contre le nazisme». Publicité Au-delà de la passe d'armes par tweets interposés, la remarque du membre du gouvernement s'appuie sur une réalité historique : la «fériérisation» du 8-Mai n'a jamais été totalement figée. En 1946, au lendemain de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Assemblée constituante française décide, par une loi, de commémorer chaque année la victoire des alliés et la signature de l'armistice le dimanche suivant le 8 mai, si cette date tombe en semaine. Cinq ans plus tard, le gouvernement en place revient sur cette disposition, et choisir de rendre ce jour férié. La suppression de VGE Marche arrière huit ans plus tard. En avril 1959, cinq mois après son élection de Charles de Gaulle à la présidence de la République, son gouvernement, dirigé par Michel Debré, supprime le caractère férié de ce jour pour des raisons économiques. En 1975, animé par des fortes convictions européennes, le président Valéry Giscard d'Estaing va plus loin, en supprimant purement et simplement les commémorations du 8-Mai au nom de la réconciliation entre les peuples. Il affiche alors sa préréférence pour le 9 mai, jour de la fête de l'Europe. Un acte qui suscite la colère des associations d'anciens combattants. Il faudra attendre l'élection de François Mitterrand en 1981 pour que le 8-Mai soit de nouveau commémoré et retrouve son statut de jour férié. Le ministre des anciens combattants, à l'origine d'un projet de loi visant à graver cette décision dans le marbre, jugeait que «le 8 mai sera une fête internationale de la liberté et de la paix à laquelle participeront les anciens combattants, les associations de jeunesse et d'Éducation nationale.» La disposition n'a plus évolué depuis.

François Bayrou propose la suppression de deux jours fériés, citant en exemples le lundi de Pâques et le 8-Mai
François Bayrou propose la suppression de deux jours fériés, citant en exemples le lundi de Pâques et le 8-Mai

Le Figaro

time15-07-2025

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  • Le Figaro

François Bayrou propose la suppression de deux jours fériés, citant en exemples le lundi de Pâques et le 8-Mai

Le premier ministre s'est dit «prêt à en accepter ou en examiner d'autres», lors de la présentation de son plan pour le budget 2026 ce mardi. Bientôt des jours fériés en moins ? Le premier ministre François Bayrou a proposé mardi 15 juillet la suppression de «deux jours fériés», citant «comme exemples» le «lundi de Pâques» et «le 8-Mai» tout en se disant «prêt à en accepter ou en examiner d'autres», lors de la présentation de son plan pour le budget 2026. «Ce n'est pas du tout la même chose» qu'«une journée de solidarité dont on ne vérifierait pas vraiment si elle est accomplie ou pas, et qui se traduirait uniquement par des prélèvements sur les entreprises», a ajouté le chef du gouvernement dans une conférence de presse, disant vouloir «combattre» le «désenchantement face au travail».

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