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Le Figaro
7 days ago
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Floride : un condamné mis à mort, record d'exécutions aux États-Unis depuis 2015
Vingt-six personnes ont été exécutées aux États-Unis depuis le début de l'année - dont huit en Floride - un record depuis les 28 enregistrées en 2015. Neuf autres sont encore prévues d'ici la fin de l'année 2025. Un homme condamné à la peine capitale a été exécuté mardi en Floride, dans le sud des États-Unis, portant à 26 le nombre d'exécutions dans le pays depuis le début de l'année, soit le plus haut total en une décennie. Michael Bell, 54 ans, a été exécuté par injection létale au pénitencier d'État de Raiford, à 18h25 locales (minuit heure française), a annoncé l'administration pénitentiaire de Floride. Il avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1993 de Jimmy West, 23 ans, et de Tamecka Smith, 18 ans, à Jacksonville. Ce meurtre était motivé par sa volonté de se venger du meurtrier de son frère, Theodore Wright, mais il avait par erreur tué à sa place le frère de ce dernier et une jeune fille qui l'accompagnait. Publicité Michael Bell fait partie de la trentaine de condamnés à mort passés dans leur jeunesse par la célèbre maison de correction Florida School of Boys, surnommée Dozier. L'établissement, où les actes de cruauté étaient monnaie courante, fermé en 2011 après plus d'un siècle d'activité, a inspiré le roman «The Nickel Boys» de l'écrivain afro-américain Colson Whitehead, récompensé en 2020 par le prix Pulitzer. Des anthropologues y ont découvert en 2016 les vestiges de 55 sépultures anonymes. «Concentrées géographiquement» Il s'agit de la 26e exécution aux États-Unis depuis le début de l'année - dont huit pour la seule Floride - un record depuis les 28 enregistrées en 2015. Neuf autres sont actuellement encore prévues en 2025. «L'augmentation des exécutions cette année est le résultat des décisions de quelques responsables élus dans un petit nombre d'États», explique dans un rapport publié la semaine dernière l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC). Ces exécutions sont «très concentrées géographiquement», plus de la moitié se répartissant entre la Floride, le Texas et la Caroline du Sud, souligne-t-il. Sur 26 exécutions cette année, 21 ont été réalisées par injection létale. Trois l'ont été par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde par l'Alabama en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de «torture» et deux par peloton d'exécution (par arme à feu, les tirs visent un organe vital, NDLR) en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010. La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.


24 Heures
15-07-2025
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Syrie: Les forces syriennes accusées d'avoir exécuté des civils druzes
Les forces gouvernementales se sont déployées mardi matin à Soueida. Vingt-et-un civils druzes ont été «exécutés», selon l'OSDH. Publié aujourd'hui à 23h10 Mis à jour il y a 2 minutes Le corps d'un membre des forces de sécurité syriennes git dans un pick-up endommagé après une frappe israélienne à Soueida, le 15 juillet 2025. AFP Une ONG a accusé mardi les forces gouvernementales d'avoir exécuté une vingtaine de civils druzes après leur déploiement dans la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des habitants terrorisés ont témoigné de nombreuses exactions. Les forces syriennes se sont déployées mardi matin dans cette ville jusque là tenue par des combattants druzes locaux, dans une claire volonté du pouvoir islamiste d'y étendre son autorité après des violences entre groupes druzes et bédouins qui ont fait plus de cent morts depuis dimanche. Israël, pays voisin qui assure vouloir défendre la communauté druze, majoritaire dans cette ville d'environ 150'000 habitants, a bombardé les forces gouvernementales après leur entrée à Soueida. La Syrie a dénoncé ces frappes. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que 21 civils druzes avaient été «exécutés» par les forces gouvernementales, parmi lesquels douze personnes tuées après la «prise d'assaut» d'une maison d'hôtes de la ville. Exécutions, vols et pillages Une vidéo non authentifiée circulant sur les réseaux sociaux montrait au moins 10 personnes en civil couvertes de sang à l'intérieur de la maison d'hôtes, certaines allongées au sol. L'ONG a également rapporté qu'un groupe armé lié aux forces gouvernementales avait exécuté «quatre civils druzes, dont une femme», dans un village voisin, et qu'un autre groupe avait abattu trois hommes en présence de leur mère. Un correspondant de l'AFP, entré à Soueida peu après les forces gouvernementales, a vu des corps gisant au sol alors que des coups de feu résonnaient par intermittence dans la ville déserte, placée sous couvre-feu. «Je me trouve dans le centre de Soueida», a déclaré au téléphone à l'AFP un habitant terré chez lui, qui n'a pas dévoilé son identité. «Il y a des exécutions, des maisons et des magasins qui sont brûlés, des vols et des pillages». «Pratiques sauvages» «Les forces gouvernementales sont entrées dans la ville sous prétexte de rétablir la sécurité (…) mais malheureusement elles se sont livrées à des pratiques sauvages», a affirmé à l'AFP Rayan Maarouf, rédacteur en chef du site local Suwayda 24, parlant de «dizaines» de civils tués. L'émissaire américain en Syrie, Tom Barrack, a jugé «inquiétantes» ces violences et dit oeuvrer «avec toutes les parties» pour un retour au calme. Ces violences illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir intérimaire d'Ahmad al-Chareh depuis qu'il a renversé, avec une coalition de groupes rebelles sunnites, le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile. La province de Soueida abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l'islam qui comptait quelque 700.000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël. «Second Liban» Israël, qui bombarde depuis lundi des positions des forces gouvernementales syriennes dans la région de Soueida, a affirmé qu'il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de la Syrie, à proximité de leur frontière commune. «Nous agissons pour empêcher le régime syrien de leur nuire (aux druzes, ndlr) et pour garantir la démilitarisation de la zone adjacente à notre frontière avec la Syrie», ont déclaré conjointement mardi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz. «Nous ne permettrons pas le retour à une situation où un +second Liban+ est établi» dans cette région, a affirmé plus tard Benjamin Netanyahu, faisant référence aux conflits qui ont opposé son pays au Hezbollah libanais. 203 morts Les violences avaient éclaté dimanche entre des combattants druzes et des tribus bédouines, aux relations tendues depuis des décennies. Selon l'OSDH, ces violences ont fait 203 morts, parmi lesquels 71 druzes, dont deux femmes et deux enfants, 93 membres de forces gouvernementales et 18 bédouins, outre les 21 civils druzes exécutés. Après avoir déployé d'importants renforts et pris lundi le contrôle de plusieurs localités druzes aux abords de Soueida, les forces syriennes sont entrées mardi matin dans la ville, où des affrontements avec des combattants druzes ont éclaté. Malgré un cessez-le-feu annoncé par les autorités, la situation restait confuse dans la ville. Le ministère de l'Intérieur a annoncé dans la soirée que des affrontements se poursuivaient «dans certains quartiers» de Soueida et affirmé que les accords passés avec les chefs religieux pour rétablir le calme avaient été «violés». Après la chute de Bachar al-Assad, les violences meurtrières en mars contre la communauté alaouite, dont est issu l'ex-président, puis contre les druzes, ainsi qu'un attentat contre une église à Damas en juin, ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir syrien à protéger les minorités. Newsletter «Dernières nouvelles» Vous voulez rester au top de l'info? «24 heures» vous propose deux rendez-vous par jour, pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre Canton, en Suisse ou dans le monde. Autres newsletters AFP Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.


La Presse
15-07-2025
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Une ONG accuse les forces gouvernementales d'avoir tué 21 civils druzes
Beginning of dialog window. Escape will cancel and close the window. (Damas) Une ONG a accusé mardi les forces gouvernementales d'avoir exécuté une vingtaine de civils druzes après leur déploiement dans la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des habitants terrorisés ont témoigné de nombreuses exactions. Maher AL MOUNES Agence France-Presse Les forces syriennes se sont déployées mardi matin dans cette ville jusque là tenue par des combattants druzes locaux, dans une claire volonté du pouvoir islamiste d'y étendre son autorité après des violences entre groupes druzes et bédouins qui ont fait plus de cent morts depuis dimanche. Israël, pays voisin qui assure vouloir défendre la communauté druze, majoritaire dans cette ville d'environ 150 000 habitants, a bombardé les forces gouvernementales après leur entrée à Soueida. La Syrie a dénoncé ces frappes. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que 21 civils druzes avaient été « exécutés » par les forces gouvernementales, parmi lesquels douze personnes tuées après la « prise d'assaut » d'une maison d'hôtes de la ville. Une vidéo non authentifiée circulant sur les réseaux sociaux montrait au moins 10 personnes en civil couvertes de sang à l'intérieur de la maison d'hôtes, certaines allongées au sol. L'ONG a également rapporté qu'un groupe armé lié aux forces gouvernementales avait exécuté « quatre civils druzes, dont une femme », dans un village voisin, et qu'un autre groupe avait abattu trois hommes en présence de leur mère. PHOTO KARAM AL-MASRI, REUTERS De la fumée s'élève tandis que les forces de sécurité syriennes sont assises à l'arrière d'un camion à Soueïda, le 15 juillet 2025. Un correspondant de l'AFP, entré à Soueida peu après les forces gouvernementales, a vu des corps gisant au sol alors que des coups de feu résonnaient par intermittence dans la ville déserte, placée sous couvre-feu. « Pratiques sauvages » « Je me trouve dans le centre de Soueida », a déclaré au téléphone à l'AFP un habitant terré chez lui, qui n'a pas dévoilé son identité. « Il y a des exécutions, des maisons et des magasins qui sont brûlés, des vols et des pillages ». « Les forces gouvernementales sont entrées dans la ville sous prétexte de rétablir la sécurité […], mais malheureusement elles se sont livrées à des pratiques sauvages », a affirmé à l'AFP Rayan Maarouf, rédacteur en chef du site local Suwayda 24, parlant de « dizaines » de civils tués. L'émissaire américain en Syrie, Tom Barrack, a jugé « inquiétantes » ces violences et dit œuvrer « avec toutes les parties » pour un retour au calme. Ces violences illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir intérimaire d'Ahmad al-Chareh depuis qu'il a renversé, avec une coalition de groupes rebelles sunnites, le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile. La province de Soueida abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l'islam qui comptait quelque 700 000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël. Israël, qui bombarde depuis lundi des positions des forces gouvernementales syriennes dans la région de Soueida, a affirmé qu'il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de la Syrie, à proximité de leur frontière commune. « Nous agissons pour empêcher le régime syrien de leur nuire (aux druzes, NDLR) et pour garantir la démilitarisation de la zone adjacente à notre frontière avec la Syrie », ont déclaré conjointement mardi le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Israël Katz. « Nous ne permettrons pas le retour à une situation où un 'second Liban' est établi » dans cette région, a affirmé plus tard Benyamin Nétanyahou, faisant référence aux conflits qui ont opposé son pays au Hezbollah libanais. Confusion Les violences avaient éclaté dimanche entre des combattants druzes et des tribus bédouines, aux relations tendues depuis des décennies. PHOTO SHADI AL-DUBAISI, AGENCE FRANCE-PRESSE Des volutes de fumée se dégagent lors d'affrontements dans la ville de Soueïda, à majorité druze, le 15 juillet 2025. Selon l'OSDH, ces violences ont fait 203 morts, parmi lesquels 71 Druzes, dont deux femmes et deux enfants, 93 membres de forces gouvernementales et 18 Bédouins, outre les 21 civils druzes exécutés. Après avoir déployé d'importants renforts et pris lundi le contrôle de plusieurs localités druzes aux abords de Soueida, les forces syriennes sont entrées mardi matin dans la ville, où des affrontements avec des combattants druzes ont éclaté. Malgré un cessez-le-feu annoncé par les autorités, la situation restait confuse dans la ville. Le ministère de l'Intérieur a annoncé dans la soirée que des affrontements se poursuivaient « dans certains quartiers » de Soueida et affirmé que les accords passés avec les chefs religieux pour rétablir le calme avaient été « violés ». Après la chute de Bachar al-Assad, les violences meurtrières en mars contre la communauté alaouite, dont est issu l'ex-président, puis contre les Druzes, ainsi qu'un attentat contre une église à Damas en juin, ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir syrien à protéger les minorités.


La Presse
15-07-2025
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Une ONG accuse les forces gouvernementales d'avoir tué 19 civils druzes
Désolé, votre navigateur ne supporte pas les videos (Damas) L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé que 19 civils druzes avaient été « exécutés » mardi à Soueïda par les forces gouvernementales syriennes, dont 12 dans une maison d'hôtes de cette ville à majorité druze du sud du pays. Maher AL MOUNES Agence France-Presse Les forces gouvernementales se sont déployées mardi matin dans cette ville jusque là tenue par des combattants locaux et ont instauré un cessez-le-feu, affirmant vouloir rétablir le calme après deux jours d'affrontements entre combattants druzes et bédouins ayant fait une centaine de morts. « Des membres des ministères de la Défense et de l'Intérieur ont exécuté 12 citoyens après avoir pris d'assaut la maison d'hôtes de la famille Radwan dans la ville de Soueida », a déclaré l'OSDH. Une vidéo non vérifiée circulant sur les réseaux sociaux montre au moins 10 personnes en civil couvertes de sang à l'intérieur de la maison d'hôtes, certaines allongées au sol. Des photos de dignitaires druzes et des meubles vandalisés sont éparpillés autour d'elles. L'ONG a également rapporté qu'un groupe armé affilié aux forces gouvernementales avait exécuté « quatre civils druzes, dont une femme, dans la maison d'hôtes Mazlouma du village de Thaala », dans la province de Soueïda. PHOTO KARAM AL-MASRI, REUTERS De la fumée s'élève tandis que les forces de sécurité syriennes sont assises à l'arrière d'un camion à Soueïda, le 15 juillet 2025. L'OSDH a par ailleurs indiqué qu'un autre groupe armé lié aux services de sécurité avait tiré sur trois hommes près du rond-point al-Bacha, au nord de la ville de Soueida, en présence de leur mère, témoin de leur exécution. Les autorités syriennes n'ont pas réagi dans l'immédiat à ces informations. Un correspondant de l'AFP, entré à Soueida peu après les forces syriennes, a vu des corps gisant au sol alors que des coups de feu résonnaient par intermittence dans la ville déserte. « Je me trouve dans le centre de Soueida », a déclaré au téléphone à l'AFP un habitant terré chez lui. « Il y a des exécutions, des maisons et des magasins qui sont brûlés, des vols et des pillages ». « L'un de mes amis qui habite dans l'ouest de la ville m'a dit qu'ils sont entrés dans sa maison, ont chassé sa famille après avoir confisqué leurs portables et ont mis le feu à la maison », a ajouté cet homme qui n'a pas dévoilé son identité. « Pratiques sauvages » « Les forces gouvernementales sont entrées dans la ville sous prétexte de rétablir la sécurité […], mais malheureusement elles se sont livrées à des pratiques sauvages », a affirmé à l'AFP Rayan Maarouf, rédacteur en chef du site local Suwayda 24, parlant de « dizaines » de civils tués. L'entrée des forces syriennes a déclenché des affrontements avec des combattants druzes et l'agence officielle SANA a fait état ensuite de bombardements aériens israéliens sur cette ville d'environ 150 000 habitants. Israël, techniquement en guerre avec la Syrie, avait affirmé qu'il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de la Syrie. « Nous agissons pour empêcher le régime syrien de leur nuire [aux Druzes] et pour garantir la démilitarisation de la zone adjacente à notre frontière avec la Syrie », ont déclaré conjointement le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Israël Katz. Ces violences illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir intérimaire d'Ahmad al-Chareh depuis qu'il a renversé, avec une coalition de groupes rebelles sunnites, le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile. La province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l'islam qui comptait quelque 700 000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël. Confusion PHOTO SHADI AL-DUBAISI, AGENCE FRANCE-PRESSE Des volutes de fumée se dégagent lors d'affrontements dans la ville de Soueïda, à majorité druze, le 15 juillet 2025. Les autorités syriennes avaient annoncé mardi matin un « cessez-le-feu total » après deux jours de combats meurtriers, mais la situation semblait confuse. Des chefs religieux druzes ont lancé des appels contradictoires, la plupart demandant aux combattants locaux de déposer les armes, mais l'un d'eux leur demandant de combattre. Les affrontements avaient éclaté dimanche entre des combattants druzes et des tribus bédouines, aux relations tendues depuis des décennies. Les forces gouvernementales étaient intervenues, affirmant vouloir pacifier la région, mais ont pris part aux combats contre les factions druzes aux côtés des Bédouins, selon l'OSDH, des témoins et des groupes druzes. Selon l'OSDH, les affrontements ont fait 99 morts, parmi lesquels 60 Druzes, pour la plupart des combattants, mais également deux femmes et deux enfants, 18 Bédouins, 14 membres de forces de sécurité et sept hommes armés non identifiés. Le ministère de la Défense a fait état de 18 morts dans les rangs des forces armées. Les tensions couvaient en particulier depuis des heurts interconfessionnels en avril entre combattants druzes et forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueïda, qui avaient fait plus de 100 morts. Après la chute de Bachar al-Assad, les violences meurtrières contre la communauté alaouite, dont est issu Assad, puis contre les Druzes, ainsi qu'un attentat contre une église à Damas en juin, ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir à protéger les minorités.


La Presse
10-07-2025
- Politics
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Plus de 100 étrangers exécutés depuis le début de l'année
Au total, 189 personnes ont été exécutées depuis début 2025 en Arabie saoudite, d'après un décompte de l'AFP, dont 88 Saoudiens. (Dubaï) L'Arabie saoudite a exécuté deux ressortissants éthiopiens pour trafic de drogue, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur, portant à au moins 101 le nombre total d'étrangers exécutés dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP. Agence France-Presse Les Éthiopiens Khalil Qasim Mohammed Omar et Murad Yaqoub Adam Siyo ont été exécutés après avoir été « reconnus coupables de contrebande de cannabis », indique un communiqué du ministère publié par l'agence de presse saoudienne (SPA). Au total, 189 personnes ont été exécutées depuis début 2025, d'après un décompte de l'AFP, dont 88 Saoudiens. En 2024, le cap des 100 exécutions d'étrangers n'avait été franchi qu'en novembre dans le royaume du Golfe, l'un des pays au monde où la peine de mort est la plus appliquée. Selon un précédent décompte de l'AFP, au moins 338 personnes ont été exécutées l'an dernier, contre 170 en 2023, bien plus que le précédent record connu de 196 en 2022. Le fait d'atteindre ce nombre avant la fin juillet marque, selon Amnistie internationale, une « escalade alarmante dans les exécutions, y compris de ressortissants étrangers condamnés pour des crimes liés à la drogue ». Dans un rapport publié lundi, l'ONG de défense des droits de la personne a précisé de « janvier 2014 à juin 2025, l'Arabie saoudite avait exécuté 1816 personnes, selon les dépêches de l'agence SPA, environ un tiers d'entre elles l'ont été pour des infractions liées à la drogue ». Or, rappelle Amnistie, « le droit international et les normes internationales en matière de droits de la personne n'autorisent pas la peine de mort pour de tels crimes ». Toujours selon Amnistie, « sur cette période de dix ans, 597 personnes ont été exécutées pour des infractions liées aux drogues, dont environ 75 % étaient des étrangers ». Après un moratoire d'environ trois ans, les autorités saoudiennes ont repris fin 2022 les exécutions pour crimes liés aux stupéfiants. Kristyan Benedict, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Amnistie, a dénoncé « une tendance réellement terrifiante, où la peine de mort est appliquée à un rythme effréné contre des étrangers pour des infractions qui ne devraient jamais entraîner une telle sentence ». Amnistie souligne également que les étrangers font face à des obstacles supplémentaires pour bénéficier d'un procès équitable en Arabie saoudite, notamment en raison du manque de transparence du système judiciaire et de leur statut de non-ressortissants. « État autoritaire » L'organisation Reprieve, basée à Londres, a elle aussi dénoncé la semaine dernière « une hausse préoccupante » des exécutions liées à la drogue, soulignant que les étrangers représentaient plus de la moitié des exécutions recensées en 2025, et que 93 % d'entre eux avaient été condamnés pour des infractions en lien avec les stupéfiants. « Dans l'Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane, vous pouvez assister à une rave dans le désert, mais vous pouvez aussi être exécuté pour avoir fumé du haschisch », a affirmé Jeed Basyouni, responsable des projets relatifs à la peine de mort au Moyen-Orient pour Reprieve, en faisant référence au prince héritier et dirigeant de facto du pays. « Les milliards dépensés pour promouvoir un royaume plus tolérant et inclusif sous le règne du prince héritier masquent un État autoritaire où les exécutions quotidiennes pour des délits liés à la drogue sont désormais la norme », a-t-il ajouté. Les militants des droits de la personne estiment que le maintien de la peine capitale ternit l'image du royaume, engagé dans un vaste programme de réformes baptisé Vision 2030. Les autorités affirment quant à elles que la peine de mort est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée que lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées.