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«Si le Liban ne bouge pas, ce sera à nouveau 'Bilad el-Cham'» : polémique après les propos de l'émissaire américain pour la Syrie

«Si le Liban ne bouge pas, ce sera à nouveau 'Bilad el-Cham'» : polémique après les propos de l'émissaire américain pour la Syrie

Le Figaroa day ago
Tom Barrack a affirmé que le Liban pourrait disparaître et redevenir une partie de «la Grande Syrie», s'il ne désarmait pas le Hezbollah. Des propos qu'il a ensuite clarifiés pour éviter toute polémique.
«Le Liban risque de disparaître s'il ne désarme pas le Hezbollah », a assuré l'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, ce vendredi 11 juillet. Dans un entretien accordé au journal émirati The National, Tom Barrack a déclaré que le Liban fait actuellement face à «un danger existentiel» s'il ne s'attaque pas aux stocks d'armes du Hezbollah.
«Vous avez Israël d'un côté, vous avez l'Iran de l'autre, et maintenant vous avez la Syrie qui se manifeste si rapidement que si le Liban ne bouge pas, ce sera à nouveau Bilad el-Cham», a-t-il affirmé, en faisant référence à l'ancien nom du territoire syrien, qui comprend aujourd'hui la Syrie, la Jordanie, le Liban, la Palestine et Israël. Tom Barrack a alors ensuite proposé l'aide des États-Unis, de l'Arabie saoudite et du Qatar, pour que le Liban intervienne et désarme le mouvement chiite.
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«Soutenir cette relation entre deux voisins égaux et souverains»
Des propos qui n'ont pas manqué d'attirer l'attention. À tel point que l'émissaire américain s'est ensuite exprimé pour calmer les tensions. «Mes commentaires d'hier ont salué les avancées impressionnantes de la Syrie, et non une menace pour le Liban», a-t-il écrit ce samedi 12 juillet sur X. Avant de poursuivre : «J'ai constaté que la Syrie avance à toute vitesse pour saisir l'opportunité historique offerte par la levée des sanctions par le président américain» permettant des «investissements de la Turquie et du Golfe» et «l'ouverture diplomatique avec les pays voisins».
«Je peux assurer que les dirigeants syriens ne souhaitent que la coexistence et la prospérité mutuelle avec le Liban, et les États-Unis s'engagent à soutenir cette relation entre deux voisins égaux et souverains, jouissant de la paix et de la prospérité», a ajouté l'émissaire pour la Syrie, également ambassadeur des États-Unis en Turquie.
«La menace ne nous fera pas capituler»
Le 6 juillet dernier, le chef du Hezbollah déclarait ne pas vouloir capituler, alors que l'organisation est sous forte pression pour rendre les armes sous la menace d'Israël. «La menace ne nous fera pas capituler (...) qu'on ne nous dise pas aujourd'hui assouplissez vos positions (...) rendez vos armes», avait affirmé Naïm Qassem dans un discours télévisé retransmis devant des milliers de ses partisans rassemblés dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à l'occasion de la commémoration religieuse chiite de l'Achoura.
Naïm Qassem avait alors indiqué qu'Israël devait d'abord appliquer l'accord de cessez-le-feu avec le Liban, c'est-à-dire «se retirer des territoires occupés, arrêter son agression (...), libérer les prisonniers» libanais, mais aussi reconstruire les zones dévastées par la guerre qui a pris fin en novembre dernier. À ce moment, «nous serons prêts pour la deuxième étape, qui est de discuter de la sécurité nationale et de la stratégie de défense» du Liban, un terme qui inclut la question du désarmement du Hezbollah, avait-il ajouté.
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L'Iran et les États-Unis ont tenu depuis avril cinq cycles de discussions sur le nucléaire via le médiateur omanais, avant qu'Israël ne lance le 13 juin une attaque contre l'Iran, qui a déclenché une guerre de 12 jours. Téhéran et Washington devaient se rencontrer le 15 juin, mais les discussions ont été annulées en raison de la guerre. Lundi, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que son pays était «en faveur de la diplomatie et de l'engagement constructif», dans un message publié sur le site de la présidence. «Nous continuons de croire que la fenêtre de la diplomatie reste ouverte, et nous poursuivrons cette voie pacifique avec sérieux», a-t-il ajouté. L'Iran a dit lundi ne pas écarter une reprise des pourparlers avec les États-Unis. «Pour l'instant, aucune date, heure ni lieu précis n'ont été fixés pour une rencontre», a dit le porte-parole de la diplomatie, Esmaïl Baghaï. 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