
Ce festival romand va renaître en 2027
Après des années difficiles, la manifestation annonce son retour pour l'année de ses 30 ans. Interview de sa présidente, Sandrine Chalet. Publié aujourd'hui à 20h44
Après quelques années délicates, le Festival celtique de Corbeyrier sera vraisemblablement de retour à plein régime en 2027 pour ses 30 ans.
Chantal Dervey/archive
En bref:
D'abord les annulations à cause du Covid , puis, en 2024, l'annulation du samedi sur décision du Canton pour cause de risque de violentes intempéries. Le Festival celtique de Corbeyrier aurait pu ne jamais s'en remettre. Mais c'est mal connaître l'obstination et le caractère des Robaleux, qui ont tout entrepris pour redresser la barre financièrement.
Avec succès. Aujourd'hui, Sandrine Chalet, présidente de la manifestation organisée tous les deux ans sur le dernier week-end de juin, annonce une nouvelle édition en 2027, celle des 30 ans d'un raout démarré en 1997 sous l'appellation «Danse avec le loup».
Sandrine Chalet, vous paraissiez exsangues l'été dernier et vous voilà repartis de plus belle. Comment est-ce possible?
Après l'annulation du samedi l'année passée, le déficit était effectivement considérable et nous n'étions plus sûrs de rien. L'état des lieux lors de notre séance du 19 juin a heureusement confirmé que, d'un point de vue financier, nous avions pu limiter la casse.
Mais comment avez-vous fait?
En demandant des efforts sur certaines factures, en faisant appel aux dons, en organisant deux événements, l'un en décembre, l'autre à Monthey en mars, qui ont très bien marché.
Sandrine Chalet, présidente du Festival celtique de Corbeyrier.
DR
Dans un communiqué, vous dites tout de même que le festival renaîtra «si les Chablaisiens sont motivés». Qu'entendez-vous par là?
Qu'il nous faut encore du monde qui s'investisse pour l'organisation. Pas des bénévoles d'un soir, là-dessus, nous sommes sereins, mais plutôt des gens désireux de s'engager à plus long terme. Nous organisons une soirée festive de recrutement le 27 septembre au stand de tir de Corbeyrier. Celles et ceux qui sont intéressés peuvent aussi m'envoyer un mail. 2027 s'annonce comme une édition super, avec des nouveautés qui plus est.
Lesquelles?
Le hangar qui accueille la scène principale doit être remis aux normes par la Commune. Mais s'il sera conforme pour un usage professionnel, il ne le sera plus pour un festival. Donc, on réfléchit. L'idée actuelle serait de déplacer la scène en open air, d'en faire une scène à la Woodstock, dans le pré en dessous. La Tanière, la scène des groupes en devenir, pourrait elle aussi être déplacée et devenir le coin familial. Notre équipe Culture prévoit de reconduire le thème du phénix pour ses activités. Il s'agira en quelque sorte du mantra de l'entier du festival, pour renaître de nos cendres!
Un festival celtique populaire dans le Chablais
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À Verbier, Yunchan Lim signe une entrée fracassante dans la légende
La nouvelle sensation du piano a programmé pas moins de trois concerts au festival valaisan. Portrait et récit d'une première soirée épique. Publié aujourd'hui à 13h55 Depuis sa consécration au prestigieux concours Van Cliburn, Yunchan Lim, 21 ans seulement, déroule un parcours hors normes. Lisa-Marie Mazzucco En bref: Il y a Vladimir Horowitz, Martha Argerich , Jorge Bolet… Mais non. La version du «Troisième concerto pour piano» de Rachmaninov la plus écoutée de l'histoire sur YouTube, c'est celle de Yunchan Lim. Dix-sept millions de vues. Une interprétation déjà mythique: c'est avec cette lecture décoiffante heureusement captée par les micros que ce Sud-Coréen d'alors 18 ans remporta la médaille d'or au concours Van Cliburn au Texas, en 2022. Aucun artiste n'avait d'ailleurs réussi cet exploit aussi jeune. N'était-ce pas, finalement, qu'un virtuose de plus vivant son heure de célébrité? Manifestement pas. Depuis ce bruyant succès américain, le pianiste suit une trajectoire bénie, où chaque album, chaque concert, est reçu comme un miracle par le public et les critiques. À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe. Ses premiers disques chez Decca, consacrés aux «Études transcendantes» de Liszt puis aux «Études» de Chopin, font entendre une technique et une hauteur de vue stupéfiantes pour un musicien de cet âge. Alors évidemment, ce dimanche 20 juillet au Festival de Verbier , la Salle des Combins était sans surprise pleine à craquer pour accueillir ce phénomène du clavier, lui qui s'apprête à jouer le quatrième concerto de Rachmaninov en compagnie d'un autre jeune prodige, le chef finlandais Klaus Mäkelä . Yunchan Lim faufile son petit gabarit entre les musiciens de l'orchestre, la silhouette un peu cambrée vers l'avant et les bras raidis le long du corps, comme s'il s'excusait d'être la star de la soirée. Dès les premières minutes de l'œuvre, on comprend à qui l'on a affaire: Lim n'est peut-être pas le pianiste le plus tellurique dans ce répertoire, ni celui qui vend la sonorité la plus immédiatement séduisante, mais sa manière d'embarquer les auditeurs dans son épopée pianistique devient vite addictive. Verbier sous le charme Dans cet ultime concerto du compositeur russe, écrit dans les années 1920 lors de son exil outre-Atlantique, le virtuose sud-coréen rend justice à une œuvre faisant souvent figure de mal-aimée parmi le quatuor de concertos pour piano légués par le géant d'Ivanovo . Doté d'un toucher aux facettes franches mais toujours admirablement dosé, comme s'il pétrissait du granit à mains nues, Yunchan Lim parvient à un équilibre remarquable entre lyrisme et caractère tendu de la ligne, dégraissant cette partition de certains de ses aspects anachroniques pour mieux en faire ressortir le côté jazzy et oriental, les étrangetés rythmiques et la célébration de cette vie qui doit continuer malgré tout. À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe. Dans le «Largo» aux ressacs émotionnels qui étreignent l'auditeur, le pianiste se fait céleste, démontrant un talent de conteur qui emmène dans les hautes sphères. 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Façon de prouver que, après avoir écumé les partitions les plus impossibles, Yunchan Lim veut faire de la musique, pour une fois, sans foudre et sans tonnerre. Verbier, divers sites, jusqu'au 3 août. Des artistes estivaux au piano Nicolas Poinsot est journaliste à la rubrique culture et société. Auparavant, cet historien de l'art de formation a écrit pendant plus de dix ans pour le magazine Femina et les cahiers sciences et culture du Matin Dimanche. Plus d'infos Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.


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Dégustez le gaspacho parfait de Marina Forney
La photographe culinaire nous donne son secret pour agrémenter facilement la fameuse soupe froide. Idéal par un été brûlant! Publié aujourd'hui à 11h33 Marina Forney, photographe culinaire, déguste un gaspacho vert aux légumes du jardin qu'elle vient de préparer. CHANTAL DERVEY En bref: Dans le jardin familial de Marina Forney , les tomates n'ont pas encore atteint leur pleine maturité. Dommage: elles auraient été idéales pour sa recette. La Veveysanne est donc allée acheter une grappe de tomates bios pour préparer son «cappuccino glacé tomates-mozza». Son appartement nous accueille en douceur: un rez-de-chaussée d'immeuble des années 30, transmis par sa famille. Là vivait déjà son grand-père, Claude-Henry Forney, fondateur du Musée suisse de l'appareil photographique. Marina, elle, a d'abord pris soin des autres. Puis, en 2012, elle s'est laissé guider par la lumière. Depuis dix ans, la photographie culinaire est devenue son art et «sa voix». À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe. Depuis sa terrasse, on entend les mouettes survoler le lac, qui est à deux pas, et les tourterelles s'agiter dans les branches du tilleul. Une trottinette est posée contre le mur rose fané. En ce début juillet, la fraîcheur est de mise. Mais qu'importe la météo, Marina a prévu de nous faire goûter son gaspacho. Aurait-elle des origines espagnoles cachées? Pas du tout! «J'ai découvert la recette chez Mathieu Bruno. C'est lui qui m'a transmis l'amour de la gastronomie.» Le chef du restaurant Là-haut, à Chardonne , qui a fermé depuis, a fait travailler Marina Forney durant sept années. C'est d'abord auprès de lui qu'elle a appris son métier, développé cette patience nécessaire à l'élaboration d'une image parfaite. Et découvert la haute gastronomie, puisqu'elle n'était pas habituée aux tables étoilées. Cuisine de bonne-maman Pour autant, à la maison, les repas qu'elle prépare n'ont rien à voir avec les plats techniques qu'elle fige sur papier glacé. «Je fais de la cuisine de bonne-maman, rit-elle. Mais j'aime quand même que ce soit esthétique.» Dans un grand tiroir blanc, elle regorge d'accessoires pour couper, râper, limer, presser… Avec un petit tabouret en hauteur, afin que son fils puisse l'aider. Alors, ce gaspacho? Elle prépare d'abord la mousse de mozzarella, et nous raconte. «Lorsque je me suis mariée, en juillet 2013, il y avait un gaspacho en entrée. Mon grand-papa me dit: Mais qu'est-ce que c'est? Il n'avait jamais goûté cela et trouvait très bizarre le concept d'une soupe froide.» Elle adore l'idée d'un cappuccino, elle qui ne boit pas de café. Une fois mis le siphon au frigo, elle mixe les tomates, les oignons et presse la lime, qui rehausse le mélange de manière très originale. La chantilly de buffala sur le dessus, quelques fleurs comestibles déposées à la pince, et on déguste le tout avec une cuillère, en fermant les yeux. La perfectionniste en elle sait aussi savourer son plat. À associer, pourquoi pas, avec sa cuvée «Reflets», de la Cave du Tunnel, dont elle a réalisé la photo sur l'étiquette. La recette du «cappuccino glacé tomates-mozza» Le gaspacho cappuccino glacé tomates-mozza de Marina Forney. CHANTAL DERVEY Préparation: 20 minutes Ingrédients pour 4 portions: 1 boule de mozzarella de bufflonne, 20 cl de crème liquide entière, 1 kg de tomates grappe, 1 oignon nouveau (avec fanes), le jus de ½ citron vert, 2 cs d'huile d'olive, sel, poivre, 1 pointe de piment d'Espelette, 6 feuilles de basilic frais. Marche à suivre: Tailler la moitié de la boule de mozzarella en cubes (conserver l'autre moitié au frais dans son petit-lait). La mixer finement avec la crème liquide (dans un blender ou au mixeur plongeant dans un grand verre doseur). Verser dans un siphon à chantilly. Percuter 1 cartouche et placer au frais. Laver puis tailler les tomates en gros quartier. Les mixer au blender avec l'oignon nouveau (taillé en quartiers), le jus de citron et l'huile d'olive. Saler, poivrer. Épicer d'une pointe de piment d'Espelette. Réserver au frais dans un saladier environ 1 h. Ciseler le basilic et le mélanger à la soupe de tomates (en garder quelques filaments pour la déco). Dresser les cappuccinos dans des tasses transparentes, la soupe d'abord, puis un nuage de chantilly à la mozzarella. Décorer d'un peu de basilic ciselé. Alternative au siphon: Monter le mélange de burrata et de crème comme pour faire une crème fouettée. Puis la verser comme une chantilly sur le gaspacho à l'aide d'une poche à douille ou d'un sac à congélation dont l'un des angles aura été découpé. Plus d'articles sur la gastronomie: Newsletter «Gastronomie & Terroirs» «24 heures» suit depuis toujours l'actualité gastronomique et culinaire. Recevez, chaque vendredi, une sélection d'articles sur la restauration, la cuisine, les produits du terroir et le vin. Autres newsletters Marie Maurisse est journaliste société à la rubrique Vaudoise. Active depuis près de 15 ans dans le domaine et spécialisée dans l'enquête, elle a cofondé le média spécialisé Gotham City, réalisé plusieurs documentaires et écrit deux livres. Plus d'infos @mariemaurisse Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.


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Saype: l'artiste-graffeur est de retour à Villars, grandeur nature
Événement Land Art – Saype est de retour à Villars, grandeur nature L'artiste-graffeur sur herbe a posé une nouvelle empreinte sur les pentes du Chamossaire. C'est la quatrième fois qu'il y œuvre. Florence Millioud «Vers l'horizon», la nouvelle fresque éphémère de Saype a été réalisée sur 2500 m² dans la région du Grand Chamossaire à Villars. Saype Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio. S'abonnerSe connecter BotTalk En bref : L'artiste Saype crée sa quatrième fresque éphémère sur les pentes du Chamossaire. Pendant quatre jours, avec son équipe, il a travaillé intensément de 8h à 21h. Les visiteurs reviennent chaque année pour découvrir ses créations biodégradables. L'adrénaline n'est pas encore redescendue: à l'autre bout du fil Saype est toujours sous stress, dans son trip. On le comprend à ses petits rires où se mêlent la fierté, l'enthousiasme et le relâchement d'un coureur de fond qui vient de franchir la ligne d'arrivée. Le look hip-hop en plus – il graffait déjà à 14 ans – il vient de livrer le quatrième chapitre de son histoire avec les hauteurs de Villars. «Vers l'horizon», un petit aventurier, prêt au départ, peint sur l'une des pentes du Grand Chamossaire. En 2023, au Parc Bourget à Lausanne, Saype répète les traits de l'oeuvre qu'il va ensuite peindre. CHRISTIAN BRUN «C'est vrai, quand on a terminé, plein de choses se mélangent dans l'esprit. Je suis d'abord content de voir l'œuvre finie, réussie, et de constater qu'elle raconte bien l'histoire qu'elle doit raconter. Mais c'est sûr, ajoute-t-il, il y a aussi de la fatigue. Du relâchement. Parce qu'on est toujours un peu sous pression. Entre la météo. Le matériel. Le temps qui file.» Et plus encore quand Saype le prend pour échanger avec les promeneurs. «Ce matin encore (ndlr: samedi), je dirais qu'une bonne trentaine de personnes se sont arrêtées pour discuter. Et comme je suis plutôt bon client pour ça, je prends du retard dans le boulot.» Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici. À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe. Autoriser les cookies Plus d'infos Une fois lancé, son pistolet à peinture en mains, l'artiste a des repères, toute sa concentration, des gestes maintes fois répétés sur papier, comme dans sa tête. Et l'œuvre devient! Elle se dessine grandeur nature. Magique. Telle une empreinte venue d'ailleurs, en catimini. Sans souffler mot du timing serré de sa création, ni de la réalité du terrain en pente qui y ajoute un côté sportif. Saype en rit. Juste avant de décliner ses horaires de stakhanoviste: quatre jours in situ, pistolet à peinture en mains de 8 heures à 21 heures. «ça fait vite de belles journées», rigole-t-il. A Villars, la famille est nombreuse Même si à Bretaye, il joue en terrain connu. Et pas uniquement parce qu'il ne cille pas comme n'importe quel Français fâché avec la toponymie étrangère lorsqu'on lui demande s'il se sent… Villardou. Pour un chalet? Il verra. Se marre. «Pourquoi pas?» À force de revenir année après année, l'intégration est en cours comme cette saison 4 d'une histoire lancée en 2022. Souvenez-vous de «Vers l'équilibre», la jeune fille concentrée sur la réalisation d'un cairn. Puis des deux dessinateurs du «Soleil a rendez-vous avec la lune» chacun posté sur une montagne (2023). Ou encore de la rêveuse de «L'étoile polaire» (2024). Saype à Villars: L'artiste-graffeur sur herbe a posé une nouvelle empreinte sur les pentes du Chamossaire. C'est la quatrième fois qu'il y œuvre. Une famille qui s'annonce nombreuse, paritaire, heureuse: bien dans ses baskets, le petit dernier part à l'aventure dans «Vers l'horizon» nourrit des savoirs et des expériences de ses aînés. Bien sûr la question taraude l'artiste, il a conscience qu'on l'attend toujours surprenant. Même s'il s'est trouvé un langage singulier, même s'il sait laisser une trace tout en œuvrant avec l'éphémère, la pression ne retombe pas. Au contraire! «C'est tout le défi de l'artiste, tenir le cap, savoir se renouveler sans complètement changer d'univers. J'essaie, souffle-t-il, d'apporter une touche nouvelle tout en restant dans une sorte de continuité.» A Villars, la constance s'affirme thématique, autour de l'enfant qui se construit avec, en sous-texte, le monde plus sincère qu'il aimerait pour futur. Mais aussi géographique. Et temporelle. Saype, peintre de l'éphémère Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici. À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. 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